jeudi 13 mars 2014

Bernard NAUD s'explique...



Bernard Naud s’explique sur la friche industrielle de Doëlan

• Qui suis-je ?
Je m’appelle Bernard Naud, et suis le compagnon de Véronique Galliot. Ingénieur en bâtiment, je suis un ancien d’Accor, aujourd’hui à mon compte, pour la réalisation de très grands projets à Paris et à l’étranger. Contrairement à ce que j’entends dire avec une certaine malveillance dans cette campagne et qui me conduit à cette mise au point, je ne suis pas promoteur et n’ai strictement aucun intérêt financier dans ce projet. Je me suis seulement proposé – gratuitement – pour mettre gracieusement mes compétences techniques au service des maires successifs : René Le Floch entre 2001 et 2008, puis pour aider – gracieusement également - l’équipe Juloux, entre 2008 et 2013. Je n’attends rien de ces aides, si ce n’est que Clohars trouve la meilleure solution possible à sa friche industrielle : en tant que citoyen, j’ai mis mes compétences au service des équipes en place, tout simplement.

• Quel projet pour la friche industrielle de Doëlan ?
J’ai toujours soutenu qu’il fallait, pour la commune, viser un projet d’hôtel-restaurant de charme, avec si possible une activité autour des produits de la mer. Je n’ai jamais soutenu le projet Eiffage de réalisation d’habitations.Le maire actuel, M. Juloux, avait alors pour projet à Doëlan de réaliser un gite d’étape pour randonneurs. Il a fallu le persuader que ce projet ne serait pas créateur d’emplois sur la commune, ni générateur de développement économique. Pour le convaincre, j’ai organisé une visite de l’éco-hôtel-restaurant de La Gacilly du groupe Yves Rocher : une bonne partie de l’équipe municipale actuelle a participé à un repas et une visite là-bas. Il a enfin été convaincu !J’ai aussi participé, à titre purement bénévole également, à de nombreuses réunions avec M. Denis Compère, architecte, et M. Pierre Rouas, de la SAFI. Les documents présentés par M. Juloux aux Cloharsiens mentionnent du reste ma participation à ces travaux, et les articlesde presse signés du maire reprennent très largement, et même mot pour mot, mes propositions concernant ce projet.
La question de la maison de M. Larzul n’a pas été traitée correctement, et les pourparlers n’ont pas pu aboutir. Vient alors la décision désastreuse d’acquérir la friche industrielle, via l’EPF (Etablissement Public Foncier) …


• L’erreur de l’acquisition
M. Juloux décide alors d’acquérir la friche, et inscrit au PLU cette zone comme dédiée à un projet hôtelier. La population n’a aucun retour des négociations engagées, si elles existent. Pour ma part, je n’ai jamais changé d’opinion sur la destination optimale pour ce lieu d’exception : devenir un hôtel-restaurant.Je crois qu’il faudra le faire en concertation avec toutes les parties en présence, et non en force comme actuellement. Je pense également qu’il s’agit d’une très mauvaise période – en pleine crise économique – pour acquérir ce terrain : les événements risquent malheureusement de me donner raison. Et je suis persuadé, pour finir, qu’il s’agit d’un risque financier important pour notre commune.

En conclusion, si Véronique Galliot est élue maire, la nature de mon métier (travailler sur des hôtels de grand luxe et non sur des petits hôtels de charme) ainsi que la déontologie élémentaire ne me permettront de participer ni à ce projet, qui me tient pourtant à cœur depuis des années, ni à quelque travail rémunéré que ce soit sur des projets où la Cocopaq serait engagée.

Bernard Naud.
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