lundi 7 janvier 2013

Capitaine Cook : réponse au maire

Lettre ouverte du 7 janvier 2013

 

Véronique Galliot, cloharsienne, réagit aux propos de l’actuel maire et de son adjointe à l’économie.
 
1. Présentation du projet aux Cloharsiens ?
Le projet a bien été présenté aux Cloharsiens, à plusieurs reprises.
Le volet présentant la réalisation souhaitée – un hôtel – l’a été, mais jamais le volet du financement, ni le portage détaillé par l’EPF, ne l’ont été au public.
A ce sujet, j’apprends qu’un prolongement du portage est possible en cas d’absence d’investisseur :
- à quelles conditions ?
- pour quelle durée ?
Les habitants n’ont pas la visibilité sur l’intégralité du projet auquel ils sont pourtant associés depuis le 13 décembre 2012.

2. Risque financier ?

Si le prolongement est indéfini, alors effectivement, on peut admettre qu’il n’y a aucun risque financier.
Sinon, le risque financier arrive en fin de période, un peu comme les prêts in fine qui ont causé tant de surprises aux emprunteurs non avertis. Donc, le risque financier existe :
- Et quel pourrait être le montant de ce risque financier ? Avec un taux de 3%, les intérêts s’élèveraient à environ 200 000 € pour la période de 5 ans.
- A ce risque financier, s’ajoute un risque économique, si le preneur achetait à un prix moindre que celui demandé par l’EPF : cette moins-value serait à financer par la commune. En effet, le coût de l’intermédiation de l’EPF et du portage financier rendent moins attractif le projet global, sans oublier que le marché hôtelier est en grande difficulté actuellement ;
- Enfin, risque politique, si la mairie et le conseil régional se trouvent dans quelques années appartenir à des sensibilités différentes, comment garantir que le prolongement serait effectif ?
Donc, les risques existent et sont multiples. D’ailleurs, à ce jour, aucun acquéreur n’existe.

3. Préemption ?
Le maire parle des opérations de préemption, classiques effectivement. Or, il ne s’agit pas ici de préemption mais de négociation – possible sur le périmètre Cook, et en échec avec la maison privée :
- D’abord, dans le cas de l’ex-usine Cook, il s’agit d’une acquisition suite à négociation de l’usine, signée le 13 décembre dernier par l’EPF, qui devient propriétaire pour le compte de la mairie ;
- Ensuite, pour qu’un investisseur puisse être séduit par le site, il est impératif, comme l’a souligné M. Juloux en conseil municipal, que la maison située au centre du terrain, fasse partie du projet. Il y aurait préemption en cas de vente de ce bien. En l’absence de négociation et de préemption, il ne reste que l’expropriation, possible uniquement pour un projet d’intérêt général.

Quel est le projet d’intérêt général qui autoriserait à lancer une expropriation sur cette maison privée ?
Aujourd’hui, le maire propose un projet exclusivement privé pour lequel il est inexact de dire qu’il peut préempter ou exproprier.
 
Est-ce que le maire et son adjointe, en cas de non réélection, se proposent de laisser une ardoise potentielle de plusieurs centaines de milliers d’euros à leurs successeurs ?

Véronique GALLIOT




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